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Juil

De l’inutile utilité des réseaux sociaux

   Ecrit par : Wiz   in Divers, L'Ours

Cet os est le numéro 9 sur 12 du cadavre Humeur d'ours

reso_socioPlus l’on s’en sert, moins l’on sait s’en servir. Voilà balancée en une phrase le nec plus ultra de la pensée synthétique que m’évoque les réseaux sociaux à ce jour. Ce qui est en somme la conclusion de mon article, ici affichée comme une introduction, parce que ce qui va compter dans les propos qui vont suivre, ce n’est pas l’idée que je viens de vous servir comme une réflexion pré-mâchée genre « phrase choc » pour épater la galerie, mais le raisonnement qui m’y conduit.

Outil ou chaîne ?

Depuis l’invention d’internet, la notion de réseau social n’a pas attendu d’être formalisée par des enseignes comme « Facebook« , « Twitter » ou « LinkedIn » pour exister. On a tendance à attribuer à Zuckerberg l’invention d’un concept autrefois dédié à une élite qui connaissait des outils moins grand public pour communiquer avec une large communauté. C’était l’époque des AIM, des ICQ, des IRC et autres newsgroup. On pouvait déjà y partager moult actu et photos, même si c’était moins « grand public ». Ce qui ne change pas entre avant et maintenant, est que ce qui relie l’utilisateur à son réseau de connaissance digitalisé, c’est internet. Techniquement, ce support est de plus en plus puissant, performant et envahissant (jusque sur nos appareils mobiles), mais dans le fond l’outillage des réseaux sociaux a suivi la même évolution et ne déborde pas plus d’internet qu’avant. Malgré cela les fondamentaux des réseaux sociaux demeurent inchangés. Si vous n’êtes pas connectés, vous ne savez pas ce que fait votre communauté. Mais cet argument occulte généralement une chose d’importance : si vous ne vous êtes jamais connecté, vous n’avez PAS de communauté !

Peu importe son nom et son format, client léger, client lourd, enseigne dédiée, publicité ou pas, microcosme digital fermé ou ouvert, les réseaux sociaux ont acquis nom et renommée à cause de leur pouvoir intrusif dans la vie d’autrui. Objets de nombreuses polémiques sur la notion même de vie privée et vie numérique, les fonctions de chacun d’eux sont assez communes. Ce sont des outils. Et comme tout outil, ils peuvent être bien utilisé, ou mal employé. La notion de « chaînes » n’intervient véritablement que d’un point de vue humain et non technique. Le principe éculé et simple qui dit que si vous n’utilisez pas un réseau social, vous n’êtes soumis à aucune de ses règles, fait qu’à l’inverse, on doit accepter les conditions d’utilisations d’un réseau social si l’on y adhère. Si d’aucuns considèrent qu’il s’agit d’un pacte avec le diable, que les réseaux sont corrupteurs ou intrusifs, ces derniers n’essayent pas nécessairement de tromper leur monde. Il y a, comme pour tout logiciels et système automatisé utilisant votre identité, des conditions d’utilisations (que personne ne lit jamais en entier), et elles doivent être acceptées pour entrer dans le réseau… Ou plutôt, l’entrée dans le réseau fait que vous les acceptez tacitement que vous en ayez ou non pleinement connaissance. Mais nous restons dans le cadre d’un outil et l’utilisateur a la maîtrise totale sur sa décision de l’utiliser ou non.

Tricheur

Mais cette approche, vous allez rapidement en convenir, est des plus hypocrites. Les réseaux sociaux modernes trichent. Tout d’abord, ils possèdent des fans inconditionnels et ceux-ci ont cette capacité à convaincre leur entourage que pour rester en contact, il faut laisser tomber le mail et s’inscrire au même réseau qu’eux. Ils en vanteront les mérites, les avantages et occulteront les défauts pour être sûr d’agrandir leur communauté en ligne avec des personnes avec qui ils communiquent déjà par un autre biais. Ces gens-là ne voient généralement pas ou plus l’intérêt de conserver des vieux moyens de communication. Ils changent même totalement de comportement en ligne pour épouser celui attendu par les réseaux sociaux. Selon moi, c’est gens-là, ont été conquis pas le concept et n’ont plus aucune objectivité sur ce qu’est un réseau social. La course à la « richesse » communautaire est d’ailleurs l’argument fondateur de Facebook : connectez-vous à vos amis, c’est ce que vend Zuckerberg à la base. Mais concrètement, on se rend compte que chaque individu doit y amener ses propres amis pour pouvoir se connecter à eux. En somme, cela consiste tout simplement à les faire changer d’outil.

La seconde grande tricherie des réseaux sociaux modernes, c’est qu’ils n’ont pas été imaginés pour être ce qu’ils prétendent être. En rouge clignotant, on vous affirme que vous allez pouvoir rester en contact avec vos amis, mais c’est un argument « de vente ». En réalité, si cette fonction est bien évidemment présente et offerte, la finalité d’un réseau social est de rassembler des abonnés, le plus possible d’abonnés, en vue d’utiliser cette énorme communauté pour diverses pratiques, de la diffusion publicitaire de masse à la vente de micro-services en passant par les liens médiatiques.

Et enfin, issu du capitalisme, ces sociétés de réseaux sociaux existent pour une raison aussi basique que matérialiste : gagner de l’argent. Donc le procédé ne serait pas utilisé s’il n’était rentable. Or, comme sa « clientèle » ne paye pas pour accéder à la plupart de ces réseaux, les sources de gain sont ailleurs. En fait, leur « clientèle » ce ne sont pas les « utilisateurs », ce sont ceux qui exploitent le réseaux pour atteindre les dits utilisateurs. En fait, rendez-vous compte, les réseaux sociaux, en réalité, vendent des utilisateurs à des tiers (annonceurs publicitaires, société de divertissement, recherche, etc)… Et oui, les utilisateurs c’est vous… Et oui, ils vous vendent alors que vous ne leur coutez rien…

Les coûts et les dus

Alors, ce n’est pas tout à fait vrai. L’utilisateur coûte au réseau social. Puisque l’accès est gratuit, toutes les informations qu’il stocke à votre sujet à un coût d’exploitation. Il faut garder l’information, la protéger, et la rendre disponible. L’infrastructure communicante qui permets aux abonnés d’échanger sur le réseau a également un coût. Mais disons le tout net, votre présence sur le réseau qui rapporte tant d’argent à ces sociétés, elle, ne leur coûte rien, puisque vous leur avez donné. En fait, sans vous en rendre vraiment compte, c’est même à vous qu’elle coûte, car :

  1. vous payez (ou empruntez mais ce n’est pas bien) la connexion internet nécessaire.
  2. vous payez les licences des logiciels que vous utilisez pour utiliser votre ordinateur à fin de vous connectez aux réseaux sociaux.
  3. vous avez donné sans contrepartie des renseignements de nature plus ou moins privée en échange de votre inscription.
  4. vous consacrez du temps à ce média pendant lequel vous ne faites rien d’autre.
  5. vous avez partagez un ou plusieurs contenu issus de votre vie privé (des photos) ou d’internet (des articles, des news, des vidéo, etc.) et ce sans demander de contrepartie. A noter d’ailleurs, et c’est là la grande imposture des réseaux sociaux, le contenu de ce média est uniquement ce que les utilisateurs y ont apportés, il n’y a rien, absolument rien qui vienne de la société qui gère le réseau.

Et tout cela, vous n’en répercutez pas le coût sur le réseau social qui a obtenu votre adhésion, car cela fait partie des conditions d’utilisations. Vous ne pouvez rien exiger en contrepartie de ce que vous donnez, attendu que le deal ne concerne finalement que les fonctions offertes par le réseau. Des fonctions dont le coût de développement et de maintenance, ramené à la masse, est mineur. En somme, l’entreprise n’est qu’un commerce géant de richesse communautaire que le public lui a offert, et dans lequel le réseau social ne devra jamais rien à ses donateurs.

Éthique et tac

C’est là que nous abordons la réelle polémique. Facebook existe depuis 2004 mais s’est ouvert au monde en 2006. 8 ans plus tard, nous nous offusquons parfois d’apprendre que les réseaux sociaux nous ont finalement « bien eu ». 8 ans, c’est un peu tard pour s’en rendre compte, attendu que le principe même de Facebook en tant que compagnie était de gagner de l’argent. C’est là le véritable aspect novateur de la démarche. Avant lui, les réseaux sociaux sont relativement « altruistes ». Ils se prostituent avec les annonceurs publicitaire dans le but d’exister quand ils ne sont pas tout simplement issus du monde du logiciel libre, affranchi de toute contrainte commerciale. A partir de Facebook, ce n’est plus du tout pareil. Se trace la voie d’un réseau social « rentable » et dont la fréquentation est le gage de son succès. Il se lance donc dans une course à la séduction (gratuité, diversité des rencontres, ouverture au monde, pseudo-célébrité, jeux et services variés, etc.) dans le seul but de rassembler le plus large public possible afin d’en faire le commerce. Tout peut sembler pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à un certain point, d’autant que, d’un point de vue légal, Facebook est clean. Mais le problème est que le respect de l’éthique n’est pas une loi.

La réalité est que Facebook loue ou vend votre identité, se fait de l’argent sur votre dos, et que cela s’appelle du proxénétisme. Son caractère « numérique » n’enlève rien à l’éthique du geste. Seulement voilà, dans notre société digitale, on a globalement accepté la contrepartie offerte par les réseaux sociaux comme « suffisante ». Quasiment inattaquable sur le plan légal (étant donnée les conditions d’utilisations que nous avons acceptés tacitement en nous inscrivant sur ces sites), la seule manière efficace de refuser sa légitimité de la dimension amorale du réseau social, c’est de ne pas en faire partie. A partir du moment où on s’y inscrit, on a effectivement vendu son âme au diable.

En fait, la source de cette dualité binaire au possible provient essentiellement du peu de modération de ce média dans sa collecte et sa capacité de partage. Ce qu’il exige de vous (votre identité pour le moins) afin d’en faire partie, n’est pas mesuré. Certes, tout le monde ne joue pas le jeu (notamment ceux qui s’inscrivent avec des pseudonymes), mais le principe de Facebook n’est pas basé sur des identités de substitution. C’est nous tout cru, sans fard et sans masque. Et le système jongle habilement avec les droits de diffusion des informations, particulièrement difficiles à comprendre pour les néophytes, de telle sorte à ce qu’on ne sache jamais vraiment ce que le réseau livre de nous au reste du monde.

A raison ou à tort ?

Maintenant, la vrai question est de savoir, à titre individuel, si nous avons eu raison ou tort de nous inscrire sur ce média. Alors que la presse tire à boulet rouge sur la permissivité et les écarts moraux des réseaux sociaux, tandis que ces derniers se murent derrière des conditions d’utilisations que personne ne lit entièrement mais qui leur assure toute leur légitimité, on est en droit de se demander ce qu’on peut vraiment tirer de ces réseaux. Récemment, un ami signalait sur son mur un ennui de santé, suite à quoi plusieurs de ses « amis » ont réagi. Je lui ai dit qu’il aurait été moins exposé s’il avait utilisé l’email. Mais il m’a soutenu que s’il avait envoyé un mail à ses proches, il n’aurait probablement pas touché ceux qui ont répondu à son message posté publiquement. Mais quel est la véritable valeur de cette démarche ? Le réseau social lui montre apparemment celles de ses relations qui s’intéressent à son problème. Moi, je prétends que c’est faux. Parce que, premièrement, tout le monde ne regarde pas tous les jours toutes les publications de ses amis, de fait, je suis sûr qu’un nombre impossible à chiffrer de ses « amis » n’est même pas informé de ses ennuis. Et deuxièmement, parce que même en connaissant sur le bout des doigts les critères de diffusion de chacune de ses publications, rien n’est moins certains que la liste exacte des destinataires touchés. Par ailleurs, et cela je ne lui ai pas dit pour ne pas le vexer, mais informer sur son état de santé sans savoir à qui va cette information, c’est un peu comme si ça n’avait pas d’importance à ses yeux de savoir qui l’aura et qui s’y intéressera. Or, il me semble justement que c’est une information qui mériterait d’être diffusée à certaines personnes bien précise de son entourage.

De fait, entre un email, dont on connaît la liste de diffusion et dont on cible la communication à dessein, et une publication sur un réseau social, il y a un monde de différence. C’est ce qui me permet de dire que les réseaux sociaux ne sont majoritairement pas utilisé pour ce à quoi ils devraient servir. Faire de sa vie privée des récits journalistiques dont on se fiche à priori de savoir qui ça intéresse, c’est de l’exhibitionnisme, ni plus ni moins. Selon moi, un réseau social n’est pas sensé servir à ça. Mon propos n’est pas de dire que les réseaux sociaux abusent de leur pouvoir intrusif dans nos vies, alors que les utilisateurs sont les premiers responsables de l’exposition qu’ils font de leur personne. Autrement dit, il n’y a pas de mauvaises intentions, il n’y a que des mauvaises pratiques.

L’individu lambda qui se laisse à présent gouverné par l’idée que le réseau social est un monstre qui expose sa vie à n’importe qui a tendance à se dédouaner de la responsabilité qu’il a (ou que ses amis qui parlent de lui ont) dans ce processus. Sa première réaction est pourtant de montrer cette « saloperie » du doigt, de regretter y avoir jamais adhéré et à ceux qui ne s’y sont jamais inscrit d’adopter la position lâche du « je vous l’avais bien dit » sans fournir la moindre analyse personnelle du sujet.

La vérité

La seule chose à retenir et qui vaille en tant que règle absolue et fondamentale de l’usage d’un réseau social est la suivante : le réseau ne peut pas diffuser ce qu’on ne lui donne pas. C’est vrai pour ce qui est identifié comme « réseau social » sur internet, mais c’est vrai pour internet en général. Certes, la faiblesse de ce principe est que le réseau est incapable de vous empêcher de diffuser des informations concernant un tiers et ce dernier n’a que la possibilité de refuser d’être exposé sur son mur de choses dites à son endroit sans possibilité d’empêcher « l’ami » de parler de lui. C’est selon moi la seule erreur commise par un Facebook, un Twitter ou un Google+. Et c’est d’autant plus grave qu’on peut même raconter ce qu’on veut sur quelqu’un qui n’y serait même pas inscrit. Certes, il n’y aura pas de référence à la personne sur le réseau, mais ça importe peu. En fait, ceux qui ne se sont pas inscrit sur les réseaux sociaux ne peuvent pas se rendre compte qu’ils font l’objet d’un sujet public y circulant. Ils se croient à l’abri de toute intrusion dans leur vie privée, mais ils ont tort, dès lors qu’ils ont des « amis » adhérant sur les réseaux, qu’ils se sont fait prendre en photo, dès lors qu’ils participent à des blogs, des forums, des jeux, dont toutes les publications sont partageables sur les réseaux sociaux, ils peuvent à tout moment être exposés sur les dit réseaux. D’ailleurs, à titre d’information, tout ceux qui commentent dans ma Caverne sont visibles par les réseaux sociaux vu que mes articles y sont partagés.

Mais doit-on pour autant surveiller tout ce qu’on fait et tout ce qu’on raconte pour ne pas trop en dire sur nous-même ? De toute façon, il suffit de taper son nom ou son pseudo dans Google pour se voir inondé de tout ce qu’on a pu laisser sur internet, alors il aurait fallu s’y prendre bien plus tôt pour éviter d’être une superstar du web malgré soi. A mon sens, lutter contre les réseaux sociaux ou les dénigrer n’est pas un combat sensé. Ce qui compte, c’est de capter l’essence du bon usage du réseau social et de s’appliquer à l’adopter.

Car quoi qu’on en dise, outre les orientations publicitaires et commerciales de ces réseaux, outre la captation de vos habitudes et de vos usages du web, l’essence de ce qui nous intéresse, c’est l’information et la distraction. Pour moi, le bon usage du réseau social, n’est pas le partage de ma vie, de ce que je mange, de ce que j’aime ou de ce que je ressens (même si je peux moi-même me laisser piéger à exposer mes pensées profondes), mais le partage intellectuel de ce qui circule dans ma sphère d’intérêt. Je suis un consommateur d’information, et les informations qui me semblent dignes d’intérêt, je les partage. Oui, Facebook sait ce qui me fait rire ou ce qui m’interpelle, mais ça ne lui apprend rien de ce que je suis.

Et la chose la plus importante que je garde à l’esprit, c’est que c’est moi qui me sert du réseau et non pas lui qui se sert de moi. Je le consulte comme une source d’actualité. J’ai dit « UNE », pas « LA ». Car les réseaux sociaux, non seulement ne savent pas tout (quand ils ne sont pas carrément à côté de la plaque), mais en plus ont un canal de diffusion très étroit. Rien de ce qui s’y publie ne saurait constituer une information fiable à 100%. J’en ignore toutes les publicités dont je réduis autant que possible les affichages. Je limite voire refuse de participer à toute conversation de nature privée que l’on m’invite à mener via un réseau social. Pour moi, ce n’est pas un espace de discussion mais uniquement d’échange et de partage. Oui, faire la nuance entre « échange » et « dialogue » peut paraître bizarre. Mais disons que le dialogue est le seul échange auquel je me refuse 🙂 . Et je ne « like » que ce qui mérite d’être « liké ». Je m’explique. Je suis un écrivain et les mots ont du sens pour moi. Cliquer sur « j’aime » n’est pas automatique, il faut que le sens de ce mot soit respecté. Par exemple, je ne conçois pas de dire « j’aime » à un ami qui m’annonce son dernier malheur, car non, je n’aime pas que mes amis aient des malheurs. Je vais « liker » une publication qui m’a arraché un rire, parce que dans ce cas, c’est vrai, j’ai aimé. En fait, mon seul regret sur Facebook ou Google+ c’est l’absence de possibilité de dire « je n’aime pas ». Or le fait de ne pas dire « j’aime » ne signifie pas pour moi que « je n’aime pas », la neutralité existe. C’est pour cela que je préfère commenter une publication plutôt que de « liker ».

Conclusion

Je pense que nous avons tort de diaboliser les réseaux sociaux. Ils ne sont jamais que ce qu’on en a fait. Bon ok, nous n’avons pas forcément tort de diaboliser les travers humains, mais ce n’est pas le sujet. Que les réseaux sociaux rapportent du fric à ceux qui les ont mis en place ne me dérange pas, c’est cohérent avec notre monde capitaliste. Car je pense ne pas être abusé par les raisons qui poussent des Facebook, des Twitter ou des Google+ à exister. Je raisonne avec ce qui est mon intérêt personnel dans l’usage de ces réseaux, ce que je veux en faire, ce que je lui autorise à faire, donc à ce que je lui donne et non à ce qu’il me prend. Tout est là. Il me semblerait à moi dommage de condamner cet outil pour la seule raison que nous ne savons pas comment nous en servir, ni à quoi il peut servir. Mais je condamne clairement les tendances de la grande majorité des utilisateurs à n’avoir plus aucune pudeur sous le fallacieux prétexte que c’est sur internet et que c’est fun, et surtout pour venir se plaindre après coup d’être disséqué par le système alors qu’on lui a librement donné le matériaux nécessaire pour le faire. Il existe à mon sens un « bon usage » des réseaux sociaux, un usage que je m’efforce de respecter, non pas par volonté de brider la proposition initiale du système, mais par respect pour mes proches et moi-même. Un usage responsable quoi. Non exempt d’erreurs et de débordements, mais conscient et volontaire.

 

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Cet article a été publié le vendredi 11 juillet 2014 à 18:00 et est classé dans Divers, L'Ours. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Vous pouvez faire un commentaire, ou un trackback depuis votre propre site.

2 commentaires pour le moment

 1 

Belle analyse. En fait, il y a moyen de contrer certaines choses, comme l’espionnite aigue, en utilisant des réseaux sociaux libres, tels que diaspora. Même si j’encourage les gens à protéger leur vie privée, je les encourage à être eux-même, et pas l’image qu’ils donnent. Ce ne sont que des outils, et ils ne sont que le résultat de ce que les gens en font

12 juillet 2014 à 06:25
 2 

Les mœurs numériques évoluent plus vite que l’appréhension de la technique. Les utilisateurs des réseaux sociaux sont globalement entraînés à des pratiques avant d’être formé à l’outil. Le recul n’intervient que trop tard. La situation actuelle pourrait presque être ubuesque si elle n’était vraie. Pour ça comme pour tant d’autre chose, l’éducation arrive trop tard. On est sans cesse dans le constat et la correction, jamais dans la maîtrise. Mais à qui la faute ?

A mon sens, les alternatives du libre ne sont libres que des motivations et ambitions de leurs concurrents. Quant à l’usage qu’on en fait, il reste le même. Car enlever ce qui nous semble « mal » d’un outil ne retire rien au caractère maladroit d’un utilisateur mal éduqué. Encore une fois, on donne le tournevis sans expliquer qu’il sert à visser et dévisser des vis, et non pas à se le mettre dans le fion ou dans l’œil du voisin.

16 juillet 2014 à 11:24

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