27
Mai

Autant en portent les Geeks

   Ecrit par : Wiz   in Divers, L'Ours

Cet os est le numéro 2 sur 2 du cadavre Geekopolis

geekopolis2015_1Oui, voilà longtemps que je n’ai pas pris la plume numérique dans ma Caverne, pourtant elle n’est pas morte (la plume, pas la Caverne… Ça meure pas les cavernes ! ). Mais voilà, pas de meilleur sujet que Geekopolis pour la rafraîchir un peu.

Le weekend dernier, Geekopolis rouvrait ses portes pour la troisième année consécutive. Le salon dont vous êtes le héros persistait donc et signait sa saison en s’appuyant sur une thématique : les génies du mal. Entre améliorations, redites, nouveautés et entrain, au milieu d’un programme chargé, l’ensemble a plutôt tenu ses promesses.

Je ne sais pas encore combien il y a eu de visiteurs dans cette édition 2015, mais j’ai personnellement faussé les chiffres en venant deux jours, ce que je n’avais pas fait les années précédentes. Je m’en étais pourtant mieux tiré l’année passée en sélectionnant un programme de conférence très léger et en m’autorisant deux tours complets du salon. Cette année, je fus à peine capable d’en boucler un. J’ai par ailleurs eu à faire l’impasse sur de nombreux événements que j’avais prévu de voir.

Une fois n’est pas coutume, j’étais fier de participer au cosplay dans la thématique sur la base d’un personnage fort peu connu des jeunes générations. Un choix volontaire, tant pour passer relativement inaperçu que pour avoir l’air de participer à l’ambiance. J’ai toutefois, et avec plaisir, été démasqué deux fois sous les traits de Monsieur Bénédict (interprété par Charles Dance), le méchant de Last Action Hero. Un petit plaisir personnel pour moi d’entrer dans la peau d’un scélérat qui a la classe (selon mon cœur). Et quand je parle de discrétion, c’est finalement parce qu’un type en costume blanc classique ne faisait quand même pas le poids face à certains mastodontes croisés dans les couloirs de la cité des Geeks.

Mais assez parlé de l’Ours. Qu’en est-il de ce lieu magique qui a pu me fasciner ces dernières années pour que j’y retourne encore et encore ?

Tout d’abord, de petit salon bancal, Geekopolis mûrit et évolue de façon significative. La structure du salon, sans cesse remaniée, a atteint un excellent niveau. Il y a bien encore deux ou trois écueils, sur des choses que l’on penserait acquises mais qui hélas se répètent et se heurtent au bon sens, comme de publier son programme trop peu de temps avant le salon lui-même compromettant fortement l’implication de personnes lointaines qui ne savent s’ils viendront un ou deux jours; de bloquer l’entrée du salon à l’aide de ceux qui s’entassent devant l’unique et minuscule guichet du vestiaire; d’autoriser un stand de restauration au milieu d’une allée étroite d’un quartier très chargé et tortueux; ou encore de limiter à la seule disposition des clients d’une taverne médiévale l’espace qui fait face à une scène de spectacles continus réduisant d’autant le nombre de personne qui peuvent y assister.

D’ailleurs, au passage, c’est encore une fois ce qui pêche le plus : la restauration. La majorité des visiteurs déjeunent sur place le midi et encombrent les principales zones de chasse et de repos. De voir la file pratiquement permanente campant devant chaque point de restauration de midi à 16h ce dimanche m’a une fois de plus convaincu de cette faiblesse récurrente. A noter par ailleurs que la qualité de ladite nourriture ne vaut ni l’attente ni le prix qu’on la paye.

En dehors d’une inégalité significative dans la qualité des exposés réalisés par les conférenciers improvisés, je n’ai à reprocher à cet aspect du salon que la profusion de sujets et le timing bien trop serré qui relie les évènements. Il semblerait que l’implantation du salon ait déjà souffert d’avoir dû s’étaler sur deux bâtiments pour proposer des salles de conférences, d’ateliers ou de spectacles dont certaines sont éloignées de cinq minutes de marche soutenue. Il aurait fallu éviter, autant pour le confort des conférenciers que pour celui des spectateurs, de programmer des durées en heure pleine, obligeant les visiteurs à esquiver la fin d’une conférence pour ne pas manquer le début d’une autre ou vice-versa.

A part ces notes négatives, je ne retiens que du bon même si je suis loin d’avoir eu un regard exhaustif sur l’ensemble. Ce salon est à présent puissamment armé pour faire face à la demande. Les engorgements et files d’attente sont rares. Le contenu commercial, volontairement limité, laisse la part belle à toute forme d’exposition des cultures de l’imaginaire. Encore une fois, chacun des cinq quartiers, à la thématique récurrente (Teklab pour les technos modernes, Little Tokyo pour les geekeries asiatiques, Avalon pour le médiéval-fantastique, Métropolis pour les héros contemporains et Nautilus pour le steampunk), est bien rempli. On y retrouve à part égale de l’art et du cochon, des éditeurs, des auteurs, des créateurs, des artisans, des fans-club, des web-séries et des activités diverses et variés.

Cerise sur le gâteau, à Geeko, on ne vient pas que pour son contenu, mais aussi pour les gens qui le visitent. Et parmi ceux-là, des personnes que l’on connaît parfois sans vraiment les connaître, parce qu’on se « fréquente » dans la blogosphère, mais que j’ai été plus que ravi de rencontrer pour la première fois. Si je m’attendais à retrouver Alias, le maître es Tigres Volants genêvois, au détour d’une allée, j’ai eu la surprise de voir Saint-Epondyle mon camarade blogueur des Bouquinautes et seigneur de Cosmo Orbüs, la joie de serrer la pince à Greg de l’Antre du Greg, et le plaisir de faire la connaissance de Pouhiou de Framasoft
. Et bien entendu, je suis aller saluer mes « têtes » habituelles, ces personnes que je connais et fréquentent d’un salon sur l’autre, surtout ceux dont je soutiens les actions, comme Les Seigneurs d’Outre-Monde, les Editions de l’Homme-Sans-Nom, le Naheulband, les Noob, et j’en passe.

Je ne viens pas à Geeko sans garnir ma besace de quelques goodies. J’affectionne généralement les beaux T-Shirt, les produits exotiques, les jeux et les gadgets, et les bouquins dédicacés. J’ai parfaitement trouvé de quoi remplir mon havresac même si j’aurai probablement pu trouver d’autres merveilles avec un peu plus de temps de visite au salon. J’emporte aussi quelques bons souvenirs, comme cette murder party Load The Game de deux heures (ah mais voilà où j’ai « perdu » du temps !!! ) organisée par les Arts des Idées, une chouette découverte. Sans oublier ce concert orchestral à base de musiques de jeux vidéos réarrangées, un délice auditif.

Que conclure sur cette édition 2015 de Geekopolis ? Eh bien que j’y retournerai sans nulle doute l’année prochaine. Plus ça va et plus j’apprécie ce bain de foule particulier (notez que je hais les bains de foule, et ce, pas cordialement du tout) où le plaisir des yeux et des sens à l’affut de l’imaginaire est comblé. Ne serait-ce que pour l’étrange faune hallucinante (le cosplay y est d’une qualité parfois sidérante) qu’on y croise, et la richesse de ce qu’on y voit, même si les exposants étaient les mêmes dans un an, il y aurait encore beaucoup à voir.

Geekopolis, c’est bon, mangez-en !

Les os du même cadavre<< Warz, pirates from outer space

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Cet article a été publié le mercredi 27 mai 2015 à 18:30 et est classé dans Divers, L'Ours. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Vous pouvez faire un commentaire, ou un trackback depuis votre propre site.

Un commentaire

 1 

Pareil.

La nourriture est globalement médiocre (je suis allé me fournir à l’extérieur) et les salles d’ateliers sont très mal isolées. Mais sinon, c’est que du bonheur!

27 mai 2015 à 20:28

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