Et c’est reparti pour une série de retombées geeks après avoir visité la seconde édition du festival Geekopolis qui se tenait cette fois à Paris Expo, Porte de Versailles. Encore un endroit où j’en ai pris plein les mirettes et où mon porte-monnaie m’a largement insulté. Ce n’est pas tant la nature commerciale de ce salon que je mets en avant, bien qu’il y ait eu sans doute un peu plus de commerce que la fois précédente, mais je ne pouvais décemment pas repartir sans quelques souvenirs tangibles, et d’autres moins.
Warz fait partie de ces souvenirs non matériel mais plutôt culturel et relationnel que l’on récolte dans ce genre d’endroit. Car le stand que cette petite web-série s’est offert dans le quartier Métropolis de Geekopolis était d’excellente facture et les tenanciers du « bar » fort accueillants, si l’on excepte leurs mines patibulaires mais presque. Car c’est dans le monde de la piraterie interstellaire qu’on met les pieds lorsque l’on s’intéresse à cette production orléanaise (et j’insiste sur ce point, car outre la proximité physique de cette bande de fou furieux passionnés de vidéo par rapport à ma Caverne, il est amusant de constater qu’on ne connaît pas si bien le bled dans lequel on vit pour avoir manquer d’en faire connaissance plus tôt… En même temps, j’ai des circonstances atténuantes, car je me suis absenté d’Orléans un an et demi pour n’y revenir que depuis quelques mois).

Une scène d’un intro qui donne le ton. De gauche à droite, Prago le bourrin à l’explosif, Drake le capitaine parfois désabusé, et le robot… un décor qui bouge un peu.
Des pirates, disais-je, oui, mais des pirates genre bras cassés. A la recherche du trésor d’Yggdrasil (la plupart des références employées dans le background light de cet univers futuriste sont nordiques), le capitaine Drake et son équipe de déjantés incapables (oh, j’ai pas fait exprès d’utiliser ce mots !! 😉 ), écume l’espace intersidéral, et pour être honnête, n’écume pas grand chose. Mais c’est le propre des pirates manqués. Il est vrai qu’en une simple phrase, j’ai fais le tour de ce qu’est Warz sur le fond, mais j’aurai largement pu résumer Kaamelott de la même façon. Et la comparaison n’est pas anodine, puisque Warz emprunte le format de ses épisodes (intro – générique – scène – intermède – scène – intermède – chute) et sa thématique à la célèbre série d’Alexandre Astier, pour n’en changer que le contexte et les personnages. Ce qui en soit me fait qualifier Warz de pastiche (et ça n’a rien à voir avec de la boisson anisée fortement alcoolisée).
Attention, ce n’est pas une insulte. Pasticher Kaamelott est probablement la meilleure chose à faire pour proposer un contenu qui, dans la forme, fonctionne très bien. Par ailleurs, Warz jouit d’une réalisation très professionnelle (avec un montage un poil trop frénétique), d’un jeu d’acteur honorable et même crédible, de décors et de costumes qui font parfaitement illusion, et de personnage originaux, même si évidemment très caricaturaux, sans quoi ça ne serait pas drôle. Nous sommes donc dans l’humour, servi par des dialogues bien senti garnis de répliques cinglantes, et de situations débiles à la hauteur des capacités intellectuelles des protagonistes.
Ne disposant à son actif que de 10 épisodes, lesquels peuvent être regardés dans l’ordre qu’on veut à peu de choses près, vu que le fil rouge de l’histoire, le trésor d’Ygdrasil, n’est qu’un prétexte à faire évoluer les situations, la série est finalement trop courte, et en même temps bien assez longue. Nous restons dans la série à sketchs donc avec une nécessité de renouveler suffisamment son contenu pour tenir la distance. Or, il se trouve qu’en 10 épisodes, on dirait que les auteurs en ont fait le tour, ce que je trouve un peu dommage. Si j’avais un autre reproche à faire, c’est l’inégalité des personnages. On se retrouve clairement à préférer voir en scène certains (Prago, Angus, Drake) plus que d’autres (Kahn, Leduc, Walter et le robot qui ne compte pas vraiment) ce qui me fait dire soit que les rôles ne sont pas suffisamment bien tenu ou étoffé, soit qu’ils ne sont pas assez distinctifs ou intéressants pour être mis en scène. Il y a aussi quelques défauts de rythme, mais ce n’est pas pénalisant.

Les deux frères improbables, Walter (à droite) l’incapable un peu bête, et Kahn l’inutile franchement débile.
Malgré cela, j’ai passé un bon moment à regarder cette série, qui se dévore en une petite heure, jusqu’à rire aux éclats à certains passages, ce qui est plutôt bon signe. A ce titre, j’aurai tendance à dire que le teaser de la série ne rend pas assez compte de ses qualités et qu’il ne faut pas s’y fier.
En tout cas, je retiens de ma rencontre avec certains membres de l’équipe à Geekopolis que nous avons affaire à des joyeux lurons qui se ne prennent pas au sérieux, ce qui les rends fort sympathiques à mes yeux. Et puis, vu la qualité de leur travail, je le souhaite vraiment d’enrichir leur carnet de production. Le fait qu’ils soient des voisins est un plus, car je compte bien les recontacter un jour où l’autre pour voir si mes propres projets les intéressent (oui, j’ai des projets vidéo aussi 😉 ).
En attendant, allez voir ce qu’ils font, et dites-moi ce que vous en pensez 🙂
Le trailer de la série auquel il ne faut pas trop se fier pour en capter l’ambiance 🙂
D'autres os à ronger
Tags: Geekopolis, orléanais, pirate, Warz, web-série
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